Il y a quelques temps de cela je présentais la division en deux camps du monde des bibliothèques à travers l’opposition Rameau vs Blanc-Montmayeur, le débat se renouvelle et évolue.
Dans ma structure le débat s’ouvre et se cristallise autour de deux camps : Apple vs Androïd. Non pas tant du point de vue de nos ordinateurs (là on serait plutôt dans le débat Windows vs logiciels libres sous OS Windows) mais plutôt du point de vue de nos nouveaux outils de médiation : les tablettes.
Afin de préparer une journée découverte initiation, mais aussi de former nos équipes pour les aider à construire des actions de médiation nous avons fait l’acquisition d’un nombre certain de tablettes et liseuses issues de différents constructeurs. Le but étant également de disposer d’une offre représentative de celle du marché qui permette à l’usager de se forger son propre point de vue en testant divers matériels.
En charge de ce projet j’ai donc vu mon bureau se transformer en bureau du père Noël avec liste d’attente pour la distribution de ces supports auprès de mes collègues pour qu’ils puissent tester le matériel (je conseille l’expérience à tous ceux qui souffrent d’un manque de popularité).
Rapidement les coups de cœur se sont manifestés avec les tenants de l’Ipad et les tenants de l’Archos, certains ont basculé du coté obscur de la force (=lire Ipad). Les clans se sont retrouvés en opposition, avec des débats qui ont alimenté les intentions d’acquisition, une commission d’acquisition ad hoc quoi !
Une tablette est morte au combat, paix à son âme. Le Kindle DX sur lequel je fondais tant d’espoirs n’a plu à personne, exit faute de trouver son public (un convertisseur électrique nécessaire pour le recharger hors USB, impossibilité de faire fonctionner le wifi sur notre réseau).
Et puis une tablette est venue, mettant tout même pas mal de monde d’accord l’Acer Iconia, séduisante parce que sous androïd mais présentant la fluidité de l’Ipad que n’ont pas les archos, de mon point de vue. C’est pour moi aussi le gros coup de cœur.
Quelques collègues ont succombé au charme de la samsung Galaxy tab, son format succinct présentant l’avantage d’une hyper mobilité peut être cumulable avec la fonction téléphone, (bien que cela fasse un gros téléphone vu de ma cour)?
Donc nous avons organisé une journée avec des ateliers de présentation, ce qui a impliqué la recherche frénétique et aventureuse d’antivols, arrivés in extremis des USA.
Mais aussi le chargement des dites bêtes. Nos services informatiques ont aimablement accepté de sortir mon ordinateur du proxy afin que nous puissions dépasser le bridage professionnel, par contre nous avions négligé de demander à avoir les fonctions d’administrateurs sur mon profil….résultat on a chargé depuis nos domiciles. Petit détail pratique nous n’avons pas unifié la création des comptes pour charger des applications, résultats : des Ipad sur comptes perso et comptes pro, des androïd sur comptes perso à usage pro, et quelques mots de passe un peu dans la nature, etc….
Enfin en termes de contenus nous avons massivement utilisé du libre, ce qui réduisait les complications liées à la diffusion en lieu public (mais sur support individuel…juridiquement une question à approfondir suivant les fournisseurs). Nous avons utilisé des contenus fournis également par un de nos prestataires, contenus à destination des bibliothèques (un indice? Numilog). Mais aussi du contenu « maison » : un film réalisé par des ados dans le cadre de nos ateliers multimédia.
Quelques applications réalisées par notre collectivité et deux ou trois sites dont le nôtre.
Les usagers ont été favorablement surpris de voir que les tablettes étaient à leur disposition, qu’ils avaient le droit de les toucher mais aussi qu’ils étaient invités à les manipuler. Nous avions choisi de les installer dans notre café, à coté de l’entrée, dans une posture différente de toute autre présentation (tables hautes et chaises de bar) et nous nous tenions à coté mais parfois en retrait afin d’encourager les timides au passage à l’acte.
Nous avons constaté que nous avions pas mal de questions sur les finalités de ces outils, pas de questions sur les aspects techniques car nous avions réalisés de cartels afin d’éviter le coté « vendeur ». Quelques questions sur les différences tablettes-micro pc, d’autres questions sur les différences tablettes-liseuses (nous avions aussi un large panel de liseuses mises à disposition également). Nous avons eu un ou deux dépannages d’utilisateurs à réaliser, des personnes ayant elles mêmes un support et se trouvant en difficulté, pas mal d’initiations de paléo digitaux, et pas mal de femmes.
En soirée une conférence était organisée sur les enjeux du numérique et la lecture nomade, conférence consultable en live et en streaming pour la première fois depuis notre portail (non non nous n’avions pas la pression, ni la peur du plantage technique). Elle a dû avoir du succès car les serveurs étaient bien occupés (les statistiques ne sont pas encore tombées).
La suite des opérations allez-vous me demander ?
L’initiation du personnel se poursuivra tout au long de l’été, passage obligé pour tous avec initiation et manipulation libre, prêt libre du matériel depuis deux mois et reprise courant août des prêts (les agents emportent les tablettes chez eux, en week end ou en vacances). Prêt des liseuses en septembre en lien avec notre fournisseur de ressources numériques et puis ateliers d’initiations à mettre en œuvre pour les tablettes. On va continuer à acheter divers modèles et des contenus intéressants.
La musique a toute sa place en bibliothèque
21 juin 2011
(Publication simultanée sur les divers blogs des bibliothécaires hybrides)
L’ACIM (Association pour la Coopération des professionnels de l’Information Musicale) publie un texte rappelant les enjeux de la musique en bibliothèque :
La musique est un langage universel propre à attirer et à fédérer tous les citoyens, indépendamment de leurs origines et de leurs catégories socioprofessionnelles. Si l’écoute et la pratique musicale ne cessent de se développer dans le monde, en revanche la culture musicale est trop souvent négligée au niveau institutionnel en France, excepté dans de rares circuits, et n’a jamais été prise en compte par des acteurs économiques davantage préoccupés par la rentabilité de leurs investissements que par la diversité musicale.
Le défunt Conseil Supérieur des Bibliothèques avait constaté dans ses différents rapports que la place de la musique était encore insuffisante dans les bibliothèques. Alors même que cette situation perdure globalement, la musique en bibliothèque est aujourd’hui fragilisée par la baisse des prêts, le développement de l’écoute et du téléchargement en ligne. C’est ainsi que plusieurs nouvelles médiathèques ont ouvert récemment sans présenter la totalité de la documentation musicale (livres, partitions, dvd et disques compacts) voire sans musique.
Ce choix nous semble une grave erreur car l’offre musicale en bibliothèque ne saurait se résumer à une borne de téléchargement ou à une ressource en ligne. Si la place du support CD pourrait être amenée à se réduire à moyen terme, sa présence reste pour l’instant la meilleure manière de matérialiser dans nos locaux une offre musicale hybride, c’est à dire mélangeant collections physiques et collections dématérialisées.
Renoncer à la musique en bibliothèque reviendrait à l’abandonner aux acteurs du secteur marchand qui n’ont pas le souci de la diversité et de la pérennité des œuvres musicales. Tout n’est pas sur le net et tout n’y est pas visible. Malgré son apparente abondance (plus de 7 à 8 millions de titres annoncés sur des plateformes de streaming), l’offre de musique en ligne reste lacunaire dès lors que l’on sort des musiques de consommation courante.
La musique représente une pratique culturelle majeure dans nos sociétés au même titre que la littérature ou le cinéma. Or les pratiques culturelles ne sont pas étanches. Renoncer à la musique en bibliothèque risquerait aussi, en supprimant des passerelles entre elles, de remettre en cause, pour un public éclectique, l’intérêt pour les collections de littérature et de cinéma.
Rappelons à ce propos l’article 7 de la Charte des bibliothèques qui stipule que : “Les collections des bibliothèques des collectivités publiques doivent être représentatives, chacune à son niveau ou dans sa spécialité, de l’ensemble des connaissances, des courants d’opinion et des productions éditoriales.”
Enfin il nous semble important que les médiathèques continuent de jouer un rôle prépondérant dans le développement de la culture musicale à l’aide d’une offre documentaire large mais aussi de concerts et d’animations sous quelque forme que ce soit (conférences, ateliers de créations musicales, etc.). Dans certains territoires, la médiathèque est le seul point d’accès non marchand à la musique.
En accompagnant ces nouvelles pratiques, les bibliothèques ont un rôle important à jouer dans le domaine de l’éducation et la culture musicale du public, notamment pour les nouvelles générations.
Jeux vidéo
13 mars 2011
Le groupe Bibliothèques Hybrides de l’ABF travaille depuis quelques temps sur la présence des jeux vidéo dans les bibliothèques et c’est dans ce cadre que nous avons entamé un travail de recensement avec trois étudiantes de l’IUT Métiers du livre de Bordeaux 3 (Marina Bereau, Marion Lange et Noémie Piau).
A l’heure où les interrogations sont de plus en plus présentes par rapport à ce support et où de nouveaux projets semblent fleurir un peu partout, l’objectif est d’avoir une meilleure visibilité sur le nombre de structures ayant déjà du jeu et surtout sur ce qu’elles en font.
Donc, si vous proposez des jeux vidéo, je vous invite à remplir ce formulaire en ligne. Les données recensées viendront ensuite compléter la carte des jeux vidéo en bibliothèque de jvbib.
Si vous n’avez pas de jeux vidéo mais que vous comptez en proposer prochainement, n’hésitez pas à envoyer un mail à bereau.marina [ chez] gmail [point] com en décrivant succinctement votre projet.
un an de coupure donc.
16 février 2011
Cela fait un an peu ou proue que j’ai décidé de cesser de publier sur ce blog jusqu’à installation du wifi dans la bibliothèque pour laquelle je travaille.
Que c’est-il passé en un an?
Nous avons changé de SIGB, changé de portail, changé nos outils de travail, changé notre façon de travailler puis nous avons installé le wifi, j’ai cauchemardé au sujet de ces f$ù£*%*s 464 de malheur pendant des mois avant la moulinette définitive.
Ce qui n’a pas changé: je me pose toujours autant de questions existentielles sur ce métier, notre SIGB est tout nouveau tout beau mais ne fait pas toujours tout ce qu’on attend de lui (que ceux qui veulent répondre à cela que c’est un SIGB et pas le père Noël se dispensent de tout commentaire) et notre portail est loin d’être parfait mais il change tous les jours et de plus en plus de monde s’investit dedans.
Voilà ça c’était le point boulot, je parle rarement “boutique” mais là un petit bilan s’imposait.
Coté perso: j’ai un peu retrouvé la foi dans ce métier et la conviction que les choses peuvent bouger bien que cette profession manifeste de plus en plus les symptômes de ce que certains ont baptisé, à juste titre, de “grand corps malade”.
J’ai pu retrouver un certain équilibre entre le mode virtuel et le mode réel ce qui abouti, entre autres, à un taux de production relativement honorable de chapeaux. Oui je sais travailler du chapeau dans nos métiers n’a rien d’original au sens figuré mais moi je le fait au sens figuré et au sens propre.
J’ai trouvé mon rythme dans ce nouveau grade qui est le mien et j’ai cessé de courir en perdant mon énergie et avec le sentiment de ne pouvoir rattraper le retard, je travaille maintenant avec le sentiment de mieux maîtriser le timing et de ne pas me disperser d’urgence en urgence.
J’ai aussi pu décider une bonne fois pour toutes du devenir de ce blog, partagée que j’étais entre clore là l’expérience ou la poursuivre, et perplexe que j’étais sur le sens à donner à cette aventure virtuelle pour les nouveaux articles à venir.
Bilan des opérations: une publication maintenue mais pas forcément régulière, je vais maintenir mon choix de ne pas évoquer la structure pour laquelle je travaille, c’était donc probablement une des dernières fois que je parlais “boutique”.
WiFi…re
20 janvier 2011
Après une fausse alerte la semaine dernière le WiFi marché de façon totalement sécurisée depuis avant-hier, roulement de tambours officiels et homologués par le service informatique.
roulements de tambours et sonnez trompettes…
7 janvier 2011
…le jour de gloire est arrivé:
Si vous lisez ce post c’est que la borne wifi de la médiathèque où je travaille marche.
Lancement officiel et public de l’OSNI (objet surfant non identifié) prévu pour le mardi 11 janvier 2011 à 12h précises.
PS: je tiendrais parole et reprendrais, en l’honneur de Sainte Ouifi, la publication régulière sur ce blog.
coupure toujours..
30 juin 2010
Si vous vous demandez ce qui se passe et la raison de mon silence c’est que j’attends le wifi dans ma bibliothèque.
Depuis quelques mois je suis avec joie les frémissements des bornes, et guette la perplexité dans l’œil de l’étudiant qui cherche un réseau auquel se connecter.
Donc aucun message jusqu’en septembre et le prochain sera posté sous le soleil du wifi de ma bibli…assise à une des tables de son café en sirotant un bon jus de fruit et en dégustant une part de gâteau…bref les temps changent!
coupure suite…
25 février 2010
Je rentre et la ligne est rétablie, ainsi que la connexion….c’est tellement plus drôle mais c’est surtout pas mal venu!
Du coup j’en profite pour compléter mon billet d’humeur, et répondre aux commentaires.
Que l’on ne s’y trompe pas, mon agacement est surtout l’expression de multiples interrogations: en quoi aie-je manqué de réponses et de soutien envers mon DSI? En quoi n’aie-je pas su répondre à ses questions techniques? A ses attentes en termes de sécurité? En quoi n’aie-je pas su expliquer à quel point cet outil est utile à nos lecteurs?
Je n’ai jamais pu convaincre un DSI (et mon poste actuel n’ayant rien à voir avec l’informatique je n’ai pas à le faire), ceci dit une collègue plus habile que moi a convaincu notre DSI d’étudier le projet, et a dû donc savoir répondre à ses questions.
Car il faut le dire ce n’est pas bibliothécaire contre DSI mais plutôt “dream team” qu’il faut le jouer. Mais la preuve: ma collègue y est parvenue et j’ai connu cela dans mon premier poste, le DSI est même devenu un ami (pensées amicales pour le merveilleux Daniel)
Sur les relations bibliothécaires-DSI je vous renvoie à l’intervention faite lors du dernier congrès de l’ABF par l’auteur du blog “la bibliothèque apprivoisée”, ici, Lionel Dujol pour ne pas le nommer, qui illustre nos relations complexes sur un mode humoristique. Et je rappelle que si nous attendons d’eux qu’ils comprennent les besoins de nos lecteurs, ils attendent de nous de comprendre leurs obligations de sécurité et leurs contraintes techniques.
Je ne vante pas le modèle Mac Do comme nouveau modèle de bibliothèque, loin s’en faut! Et l’on ne me fera, entre autres, porter d’uniforme sous aucun prétexte! Ceci dit le coté “venez comme vous êtes” et les horaires élargis me semblent être, dans la mesure du raisonnable, des points dont on peut et doit s’inspirer. Je développe:
- un peu plus d’ouverture ne nuirait pas, et dans tous les cas sans parler d’ouverture pour le plaisir de l’ouverture, au moins des horaires plus en adéquation avec les besoins de nos contemporains (certaines bibliothèques sont tout à fait dans cette adaptation). Pourquoi pas l’ouverture pour le plaisir de l’ouverture? Parce que l’ouverture a un coût et il me semble qu’il faut utiliser les deniers publics de façon raisonnée et efficace. Des fermetures à 19 ou 20 heures ne semblent pas déraisonnables, des ouvertures le samedi en BU ou des nocturnes pendant les examens, mais avant tout cela doit répondre aux besoins des publics
- je m’interroge sur ce qui est souvent présenté comme une sorte de “vache sacrée” des bibliothèques: fermeture les lundis et jeudis, la seconde étant de moins en moins vraie, il faut au moins questionner leurs pertinences. Lorsque j’ai débuté (il y a 9 ans et pas un siècle!) j’ai cru qu’une équipe allait réclamer ma tête juste pour avoir osé poser la question, ce n’était alors pas pertinent d’ouvrir mais 2 ou 3 ans plus tard cela le devenait…d’un commun accord, que se serait-il passé si on s’était interdit de se poser la question?
- les ouvertures tardives ne peuvent pas reposer que sur des non titulaires, même si je pense que pour nombres d’entre eux ils sont tout à fait à même de répondre aux demandes des publics, il faut que tous nous participions à ces ouvertures
- “venez comme vous êtes”: je pense qu’il s’agit de réduire la fracture qui existe parfois entre nos publics et nous (et je ne parle pas de look comme dans la pub). Pourquoi ne pas autoriser les boissons sous couvercle, la nourriture froide par exemple, le bruit dans certaines zones et au-delà: des livres choisis pour leur forte attractivité, acheter systématiquement les 10 premiers des tops des ventes? Et surtout désacraliser les objets culturels, les lieux….les rendre vivants et à la portée de tous
Je lisais hier l’article de “livres hebdo” interviewant Yves Alix, lequel met l’accent sur les évolutions du métier en direction de l’accueil. Je me faisais la réflexion que l’accueil se joue sans doute à la fois sur des grandes évidences (le SBAM commercial que nous savons tous pratiquer il me semble) et des détails infimes mais qui par leurs multiplicités témoignent d’une attention toute particulière, qui semblent dire “on vous attendait, vous…on a pensé à vous”…
voilà, ce post est publié du fond de la couette, avec une humeur apaisée et une profonde tendresse pour les bibliothèques…et surtout la mienne, même sans wifi
(je vais vous sembler terriblement sentimentale mais j’ai encore des frissons lorsqu’elle se laisse apprivoiser par les publics à l’ouverture, il m’arrive encore de rêver devant ses vastes étages et de ressentir de la nostalgie à la fermeture, bref je ne me lasse pas d’elle)
PS: Quelque puisse être mon agacement de l’autre jour je crois que le message subliminal de mon post était surtout qu’entre une bibliothèque et Mac Do il n’y a pas photo, mais pas mal de jalousie pour le wifi en tous cas de ma part…
PPS: j’ai pris Mac Do pour exemple mais ça marche aussi avec Starbuck ou je ne sais qui d’autre encore
coupure…
23 février 2010
Je suis en panne d’internet, bon cela tout le monde s’en fiche, mais suite à des travaux la ligne est coupée.
Que faites vous lorsque vous n’avez plus de connexion internet et que vous ne souhaitez pas y laisser votre forfait?
Vous cherchez un lieu qui fournisse du wifi gratuit, de préférence, et illimité, si possible…c’est ce que j’ai fait après une période de repos agrémentée d’une double couche de maladie.
Autant en Hollande ou en Angleterre je ne me pose aucune question et je file direct dans la bibliothèque du quartier, autant en France je ne me pose pas de question et file direct dans le Mac Do du quartier….eh oui!
Vous dire à quel point cela me désespère et me fiche en rage c’est juste impossible et c’est dans ces moments là que je me dis que je devrais changer de métier …ou en venir aux menaces avec mon DSI.
La seconde option étant tout à fait incompatible avec mes gènes et mon éducation il ne me reste que mes yeux pour pleurer.
Croyez moi ou pas c’est un véritable crève cœur et je me dis que dans ces conditions il ne faut pas que nous étonnions de nos faibles taux de fréquentation si nous ne pouvons même pas offrir ce service à nos lecteurs (heureusement de plus en plus de bibliothèques le font mais pas la mienne!). A chaque fois j’ai en prime une pensée émue pour Claude Poissenot qui nous expliquait en formation que Mac Do avait tout compris avec sa dernière publicité: “venez comme vous êtes”. Je le confirme: je viens comme je suis, à des heures pas possible (8h-minuit en semaine et non stop le week-end) on ne me demande aucune carte, aucun login, aucune charte à signer et même si je veux je peux rester sur le parking!
Si vous saviez comme cela m’énerve de devoir reconnaître que chez Mac Do ils sont plus malins….ggggrrrrrmmmmppppffff!
en être ou pas…the end
6 janvier 2010