en être ou pas…the end

2010 janvier 6
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par bibenfolie

Voilà une histoire qui vient de toucher à sa fin ou à ses débuts, tout dépend comment on considère la chose.

Il y a quelques mois de cela (2 ans presque) j’écrivais un post pour annoncer mon entrée en phase d’observation, aujourd’hui j’ai reçu l’arrêté qui officialise le fait que je deviens cons’  titulaire. L’observation se termine, de fait elle a pris fin début juillet, mais là c’est officiel j’ai reçu le label, je suis cooptée.

C’est donc la fin d’une aventure et le début d’une autre, mais le premier bilan que je tire de cette aventure est que ce temps de réflexion, ces luxueux 18 mois de formation payée, a été précieux. Précieux en termes de possibilité de réflexion, de retour sur soi et d’analyse, grâce à ce temps qui permet de sortir le nez du guidon, de sa pratique professionnelle, de découvrir d’autres horizons. Précieux en termes d’exploration de ce qui est probablement  une des plus riches bibliothèques professionnelles, celle de l’enssib. Mais je reviendrais probablement sur ce sujet dans un prochain post.

Plus que toute autre chose ce qui m’a semblé essentiel dans cette formation c’est ce temps pour réfléchir de son coté, de se forger des points de vue par des visites, des stages et par la possibilité de découvrir dans ces stages d’autres pratiques.

Voilà c’est officiel j’en suis….pourtant curieux lorsque l’on me demande ce que je fais dans la vie je continue de répondre que je suis ‘thécaire…les habitudes ont la vie dure sans doute ;-)

au fil du web…

2009 décembre 18
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par bibenfolie

Il existe des “choses” sur le web assez étranges et que je trouve envoûtantes. Peut être parce qu’elles font appel à ce qu’il y a de plus humain en moi, peut être aussi parce qu’elles réveillent la geek en moi, ou peut être par une sorte de voyeurisme auquel elles font sans nul doute aussi appel.


Je pense notamment à we feel fine qui est un drôle de “truc” (désolée je n’ai vraiment pas de mots pour décrire la chose). Ce site est équipé d’un applet que l’on charge et qui permet de visualiser des ronds de couleurs ou des images sur lesquels on clique, ces ronds correspondent à des courts textes envoyés via le web par des anonymes, on en connaît juste le pays et la tonalité/le sentiment (blues, joie….). On peut aussi resserrer la recherche par pays, sexe de l’expéditeur, âge, tonalité, date…c’est étrange. Un peu comme de se retrouver sur une grève et de voir débouler des milliards de bouteilles à la mer qui n’auraient pas été envoyées complétement intentionnellement. En effet voici le mode de procédé des créateurs du site:

“At the core of We Feel Fine is a data collection engine that automatically scours the Internet every ten minutes, harvesting human feelings from a large number of blogs. Blog data comes from a variety of online sources, including LiveJournal, MSN Spaces, MySpace, Blogger, Flickr, Technorati, Feedster, Ice Rocket, and Google.

We Feel Fine scans blog posts for occurrences of the phrases “I feel” and “I am feeling”. This is an approach that was inspired by techniques used in Listening Post, a wonderful project by Ben Rubin and Mark Hansen.

Once a sentence containing “I feel” or “I am feeling” is found, the system looks backward to the beginning of the sentence, and forward to the end of the sentence, and then saves the full sentence in a database.

Once saved, the sentence is scanned to see if it includes one of about 5,000 pre-identified “feelings”. This list of valid feelings was constructed by hand, but basically consists of adjectives and some adverbs. The full list of valid feelings, along with the total count of each feeling, and the color assigned to each feeling, is here.

If a valid feeling is found, the sentence is said to represent one person who feels that way.

If an image is found in the post, the image is saved along with the sentence, and the image is said to represent one person who feels the feeling expressed in the sentence. [...]

This process is repeated automatically every ten minutes, generally identifying and saving between 15,000 and 20,000 feelings per day.”

La valse de tous ces petits points a quelque chose d’hypnotique mais aussi de désespérant et de dérangeant car elle révèle à quel point les blogs et autres moyens d’expression du web deviennent des sortes de journaux intimes ouverts à tous.


Dans un genre moins dérangeant, quoique, mais là les expéditeurs sont volontaires, il y a postsecret:  blog en versions multilingues (suivant les extensions retenues), qui collecte des cartes postales révélant un secret. Les règles de participation sont simples: un envoi anonyme quelle que soit sa forme et révélant un secret. Ce second site est aussi envoûtant parce que révélateur du poids du secret pour chaque être humain mais aussi comme révélateur du besoin de confession sous une forme moderne, le site se conçoit comme un projet artistique et a donné lieu à un livre…


Si jamais quelqu’un doute de la dimension sociale du web montrez lui ces deux sites en guise d’exemple, je crois qu’après consultation il devient difficile de nier cette dimension. Le web est devenu une sorte de confessionnal moderne à ciel ouvert. Les psychologues doivent sans doute étudier le phénomène et écrire des articles sur ce sujet et je crois que si je venais à reprendre cette voie je serais probablement tentée par ce sujet.

Je ne passe pas beaucoup de temps sur ces sites, une fois 5 mn environ tous les deux mois (j’ai compilé mon historique de navigation pour m’en assurer). Mais je ne peux pas me résoudre à les retirer de mes marque-pages car je suis à chaque fois  fascinée par ce que les humains envoient sur le web et puis parfois je savoure juste quelques propos heureux…

la DOK…way up high

2009 décembre 14
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par bibenfolie

Comment dire les choses? Il existait déjà 2 000 raisons permettant d’avancer que la DOK est une des plus modernes bibliothèques au monde (la plus moderne pour moi), que ce soit en termes de design, de services, de technologies, de façons de travailler, mais en voilà une de plus, (s’il en fallait une!). Une raison de dire que là quelques bonnes longueurs d’avance viennent d’être prises.

C’est en anglais et c’est , et .

à travers ces reportages il faut saluer le travail de diverses personnes dont les 3 mousquetaires de la DOK:  Eppo, le directeur le plus fou et le plus stimulant qui soit, Erik shanachie dans l’âme et bibliothécaire rockeur en charge de l’innovation, Jaap rebelle et tenace chargé de l’informatique et des nouvelles technologies.

Mais derrière eux il y a toute une équipe pour faire tourner les divers aspects de cet OBNI: Koen discret magicien qui fait danser les tables tactiles au rythme de la RFID, Wouter qui  coordonne des archives et les concilie avec du bluetooth, mais aussi Geert et Pieter qui montent les murs de l’agora, et d’autres plus modestes qui participent du miracle quotidien qu’est cette bibliothèque: Marieke, Ruben, Mark, Jorick et tous les autres.

Et grâce à chacune de ces personnes la DOK est une des bibliothèques les plus modernes au monde mais aussi une des plus belles aventures bibliothéconomiques contemporaines…un bijou et un miracle permanent.

que font les bébés cons’?

2009 décembre 11
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par bibenfolie

Lâchés dans la nature au 1er juillet toute une nouvelle fournée de “bébés cons’” (spéciale dédicace Coura) est allé s’ébattre dans la nature avec plus ou moins de bonheur.

Quelques mois plus tard alors que (presque) tous semblent casés que sont-ils devenus et comment se sont passés leurs débuts?

L’ours solitaire que je fus dans cette promo a quand même réussi à avoir quelques nouvelles directes ou indirectes des bébés cons’.  Certains ont fait des débuts que l’on peut qualifier de “dans le feu de l’action” : alerte incendie dans un magasin de fonds anciens: pompiers, RIA et autres joyeusetés, mais je vous rassure l’histoire finit bien (aucun document ancien n’a été arrosé).

D’autres ont commencé par des vacances, si, si les petits veinards, d’autres encore commencent à martyriser des catalogueurs compulsifs, et doivent réparer des serveurs en les débranchant “à la sauvage”.

D’autres encore organisent des journées professionnelles avec des budgets pharaoniques, certains commencent déjà à occuper deux postes à la fois (je sais c’est égoïste mais on se sent de suite moins seule!).

Certains font face à des manifestants sauvages assoiffés de sauvegarde de l’environnement, et ne se plaignent pas trop car ils ont échappé à la voiture folle encastrée dans l’entrée.

Certains numérisent à tour de bras et ne travaillent pas pour autant chez monsieur G..

D’autres ont rejoint des destinations exotiques et on se plaît à les imaginer dans des bibliobus ensoleillés ou on les redoute balayés par des tempêtes tropicales bien au chaud et à l’abri dans leurs bibliothèques.

Enfin certains sont encore dans les cartons du déménagement, et d’autres n’ont toujours pas pris deux minutes pour se chercher un logement (oui je sais je dois m’y mettre sérieusement).

Certains ont à faire face aux réticences des “déçus de pas avoir eu le poste”, ou aux “mais qui c’est ce petit jeune tout juste sorti des couches”, mais globalement tous semblent vivants à l’heure où j’écris ce message.


Et moi?

Un été long et tumultueux plus loin, je retrouve mes anciens collègues et quelques nouveaux (habillés de métal et d’écrans plats). Il m’a fallu revenir de la DOK, ce qui m’a bien pris les 5 autres mois de stage, parce que la DOK est un tel ovni que l’on n’en revient pas facilement.

Mais je suis là, il a fallu habiter ce travail un peu complexe, puisque certains services sont sous ma tutelle et d’autres ne sont miens que par intérim, voire un par intérim partagé. Mais aussi parce que revenir “sur les lieux du crime” n’est jamais la solution la plus simple et la plus facile (c’est déconseillé de façon quasi unanime).

Puis il faut trouver son rythme parmi les dossiers et les retards cumulés, survivre et ne pas oublier de manger parfois à midi (et il y a des jours où cela ne peut rentrer que dans un créneau de 3 mn maxi et encore si vous oubliez votre téléphone).

Il faut retrouver les morceaux d’historique qui manquent, parce que l’on a été “absent” pendant un an et demi.

Trouver ses limites et ne pas squatter l’espace des autres, se résoudre à renoncer à certains dossiers et s’emparer de certains autres que l’on aurait volontiers laissés.

Ne pas oublier que le paquebot ne se manœuvre pas comme un hors bord et que donc l’iceberg doit être guetté via les frémissements de multiples indicateurs.

Bref il faut tâtonner, hésiter, se tromper (pas trop) et expérimenter pour habiter ce nouveau job, ne pas vouloir tout changer tout de suite et pourtant commencer, attraper un bout de la pelote et le suivre.

Et puis étrangement  je découvre que c’est un boulot où je me sens un peu plus seule qu’avant. C’est très étrange car les collègues sont là, les échanges sont possibles et réels mais pour autant ce sentiment de solitude est lui aussi bien là, présent au quotidien…

Voilà je suis un bébé cons’ qui sera peut être bientôt labellisé…de là à dire que je suis un cons’ qui fait bien son boulot je crois qu’il y a encore du chemin à parcourir et des marques à trouver. Même si ce travail n’est pas si différent de celui que je faisais avant, je trouve qu’il y a des nuances d’une subtilité impalpable qui sont à affiner et à s’approprier. Oui, la différence est dans une certaine subtilité et j’y retourne de ce pas.

la raison de ce long silence

2009 novembre 28
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par bibenfolie

Cela fait un mois que je n’ai rien publié sur ce blog et la raison de ce long silence est que mon outil de travail m’a trahie….

L’ordinateur est mon ami (enfin je vous rassure j’ai d’autres amis que mon ordi) et je prends soin de mes amis. Donc j’ai voulu faire migrer mon ami vers de nouveaux territoires, ce que lui permet sa relative jeunesse. J’ai donc voulu le conduire vers les verts pâturages de 7 et l’aider à abandonner vista, escomptant par là plus de vélocité dans nos relations.

Cette merveilleuse histoire fini mal, chers lecteurs, je tiens à vous prévenir.

La première migration a survécu à trois allumages et extinctions, la quatrième lui fut fatale (écran noir donc nuits blanches pour tout remettre à plat).

La seconde migration n’a pas survécu à sa fin. Rebelotte pour la remise à plat complète avant re migration.

La troisième migration a été précédée d’une installation d’un super logiciel détectant et réparant les fichiers corrompus et autres trucs qui fâchent sérieusement les ordinateurs. Le rédémarrage lui fut tout aussi fatal.

Bref je vous passe les suivantes tentatives avec moults variantes cela fait donc un mois que je “joue” à tout remettre à plat et à tout perdre. Entre temps la boîte qui fournit un providentiel wifi a manifesté son désarroi, face à ces relations tendues entre mon ordi et moi même, en se mettant temporairement en grève.

C’est donc officiel je rends les armes et je vais rester en vista, qui ne fonctionne pas si mal dès que vous avez réussi à museler les demandes permanentes d’autorisations. Je ne conduirais pas mon fidèle compagnon vers les vertes vallées de 7, qui d’après ce que j’ai pu en voir m’a tout l’air fort intéressant mais incompatible avec cet ordinateur, alors qu’ils se sont pourtant reconnus et entendus….mais cet amour était fugace.

La bonne nouvelle c’est que lorsque vous passez vos nuits et week-end à remettre à plat votre ordinateur cela vous laisse du temps pour lire, j’ai donc lu tout twillight, et tout Tim Burton, je suis à jour de beaucoup de DVD restés en souffrance….à toute chose malheur est bon disait le proverbe.


Et maintenant je suis de retour.

enfin la présentation

2009 octobre 27
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par bibenfolie

voici la présentation que j’ai faite pour le stage enssib: est-ce encore une bibliothèque?

je vous épargne le descriptif de la collecte (au fil de ma veille quasiment) et le choix entre les 300 et des brouettes slides…. en bref voici le produit fini avec toutes ses imperfections.

Et de deux

2009 octobre 23
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par bibenfolie

Si vous ne le savez pas je vais vous l’apprendre: je suis nulle pour mes anniversaires et d’une mémoire d’éléphant pour ceux des autres!

Un exemple?

Je viens d’oublier pour le seconde fois l’anniversaire de ce blog! Donc ce blog a eu 2 ans le 13 octobre dernier…je n’en reviens pas moi même à croire que cela fait déjà deux ans que j’envoie des posts et qu’il y a quelque part des gens qui les lisent…

Comme je ne fête jamais mon anniversaire (je vous vois arriver: non je n’ai aucun complexe, au contraire vieillir est encore une bénédiction, mais je ne le fête qu’avec moi même) je ne fêterais pas plus celui de ce blog.

Peut être me souviendrais-je dans quelques mois de l’anniversaire de l’autre blog….

la semaine dernière

2009 octobre 21
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par bibenfolie

La semaine dernière j’ai eu l’occasion de rencontrer quelqu’un (“IRL” comme on dit sur twitter, autant dire “pour de vrai, dans la vie réelle”) dont j’apprécie beaucoup le travail. Et oui il y a des avantages certains à intervenir dans des formations.

Outre le fait que l’on a des échanges enrichissants avec les stagiaires, il se trouve que là il y avait, cerise sur le gâteau:

  • un organisateur inventif doté d’un sens de l’humour pour le moins délicieux (Yves Desrichard pour ne pas le nommer),

  • des intervenants forcément  sympathiques puisqu’il s’agissait, entre autres, d’une ancienne camarade de promo et néanmoins amie (et dont je ne saurais que trop vous inviter à lire le fabuleux mémoire d’études)

  • et de mon directeur de stage préféré un certain directeur de la DOK (ici pris en photo lors d’une très sérieuse réunion avec Erik).

Et en plus j’ai donc pu rencontrer quelqu’un dont j’apprécie tout particulièrement le travail j’ai nommé Claude Poissenot. Il vient juste de publier aux éditions Territorial un livre intitulé “la nouvelle bibliothèque- contribution pour la bibliothèque de demain”. Par ailleurs il tient un site participatif sur le même thème: penser la nouvelle bibliothèque.

Son intervention reprenait et complétait son ouvrage et je souscris largement à ses propos, mais je ne vais pas vous les transmettre ici, je vais plutôt vous inviter à lire son livre ou consulter son site, voire même y apporter votre pierre. Je trouve qu’il est capital de fonder aussi notre réflexion sur le monde des bibliothèques par des lectures sociologiques. Les éclairages apportés par Claude Poissenot sur ce sujet sont particulièrement intéressants. Donc lisez-le!

PS: ah oui j’imagine que certains d’entre vous attendent ma présentation….elle arrive bientôt, c’est promis (juste un petit soucis technique à résoudre).

Facebook et Twitter et autres

2009 octobre 7
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par bibenfolie

Certains de mes lecteurs se sont aperçus qu’un compte à mon nom de bloggeuse existait sur diverses applications web 2.0 et ont voulu me suivre.

J’en suis honorée.

Néanmoins l’usage que je fais de ces technologies, je parle de Facebook et twitter, est accidentellement lié à mon nom de bloggeuse (si, si je n’ai pas pensé à me créer un compte perso tant ma pratique Web 2.0 est liée à mon métier).

Certaines applications autorisent une double identité : netvibes pour ne pas le nommer, m’a permis de créer ma page en tant qu’individu et ma page publique de bloggeuse. Là c’est génial je peux être schizophrène en toute liberté. Si, si les deux pages différent : dans la mienne (Val) il y a en plus des onglets sur l’innovation, les tendances à venir, dans l’autre (Bibenfolie) le reste que vous connaissez peut être.

Facebook et Twitter ne permettent pas les deux, enfin Facebook s’y est mis semble-t-il, mais quoiqu’il en soit les deux concernent la question existentielle majeure : « que faites vous ? ».

Je vous retourne la question à quoi cela va-t-il vous servir de savoir ce que je fais ? Là tout de suite j’écris ce billet dans un train, la belle affaire voilà qui va changer la face du monde !

Que cela concerne mes amis les plus proches, OK, des collègues avec lesquels des échanges se sont noués au fil du temps, OK, des collègues qui sont devenus des amis, OK, mais le reste du monde ?

J’imagine que cela ne vous avance à pas grand-chose de savoir ce que je fais là tout de suite. D’autant que je ne twitte pas des liens sur mes lectures netvibes, soit vous savez lire et allez sur mon netvibes, soit vous ne savez pas lire et quittez et ce blog et twitter.

Il n’y a aucun scoop fondamental sur twitter ou facebook, provenant de moi en tous cas. Ces applications me servent à rester en contact avec des gens que j’apprécie sur un plan personnel, aussi je décline beaucoup de followers/amis, j’en supprime des qui se sont glissés par je ne sais quel biais.  Et surtout je refuse quasi systématiquement ceux dont les updates ne sont pas verrouillées, sauf pour mes amis les plus proches.

Par ailleurs vous n’ignorez pas que l’ont peut faire des recherches sur Facebook et twitter, or cela me casse les pieds, sérieusement même, ce que je dis à mes amis ne regarde que mes amis (donc je me sers surtout des direct messages). Encore une fois l’individu privé que je suis n’a pas envie de tout partager de sa vie avec les lecteurs de ce blog, je tiens à conserver une part de mystère….d’autant que cette part tend à se réduire à une peau de chagrin depuis que j’ai accidentellement révélée mon identité et qu’en plus avec mes activités au sein du bibliolab je crois que c’est mal barré. Sans compter que si je vous mets en ligne des présentations que je suis amenée à faire vous risquer d’y voir mon nom.

Ne le prenez pas personnellement, je refuse même des collègues de promo, (oui je sais les gens bien éduqués ne le font pas). Mais ces espaces sont mes espaces personnels, des espaces de liberté d’expression, et je n’ai pas envie que la terre entière puisse m’y lire, surtout dans mes délires car j’ai un sens de l’humour parfois bien noir.

Ceux qui me connaissent savent que je suis un ours, et si vous ne me connaissez pas alors maintenant vous le savez…ce n’est pas une affaire personnelle contre vous, c’est une affaire personnelle tout court.

De l’utilité d’aller voir ailleurs

2009 octobre 4
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par bibenfolie

Non parce que l’herbe y est plus verte, elle est le plus souvent juste plus loin (quoique quand vous allez vraiment plus loin, au hasard la DOK, elle est vraiment plus verte!)

Mais pour s’ouvrir des horizons.

Voilà la leçon, assez évidente somme toute, que je tire à la fois de mes visites de bibliothèques ici et là, mais surtout de mes échanges avec mes collègues.

Certains me diront que c’est un budget en soi que d’aller voir ailleurs…certes. Si vous êtes membres de l’ABF alors je mets tout de suite un bémol à cela, le budget est négocié. Si vous voyagez à titre personnel je mets aussi un bémol à cela….bref j’accepte l’argument pour ceux qui ne partent jamais de chez eux, ne vont jamais nulle part, pas même dans les villes avoisinantes….Et encore !

Je mets aussi un bémol à ceux qui ont internet et qui jamais ne cherchent sur YouTube et consorts des reportages sur des bibliothèques ou des services, ne lisent pas les articles qui traînent sur le web…bref je n’accepte l’argument « aucune visite possible » que pour ceux qui sont cloîtrés chez eux à temps complet et qui n’ont pas internet…cela réduit les rangs.

J’entends tout de suite les cris d’ofraies de certains : « je n’ai pas le temps », « il faut prendre rendez-vous », « je ne parle pas l’anglais », etc….Là aussi bémol.

Il est du devoir de tout un chacun de mettre à jour ses connaissances, il ne s’agit donc pas que de partir en stage ou de participer à des journées d’études, bien passif assis sur son fauteuil et surtout bien sage. La veille active n’a pas été inventée pour les animaux. Et si vous n’êtes pas en possibilité de vous monter des univers de veille pensez au moins à aller en pomper quelques uns parmi ceux qui existent déjà ! Il ne s’agit pas de réinventer la roue tous les jours, vous pouvez aussi simplement vous approprier des sources qui sont déjà recensées, pensez bibliopedia.

Quoiqu’il en soit il est essentiel pour une bonne pratique professionnelle de se ménager du temps de veille, de réflexion et de prise de recul sur sa pratique, à telle enseigne qu’il faut matérialiser cette heure quotidienne ou hebdomadaire dans votre emploi du temps et s’y tenir.

Pour ma part c’est un minimum d’une demi-heure par jour consacrée à la lecture de mes fils RSS ou de bouquins divers, ou encore d’articles afin de découvrir, creuser et approfondir ce qui se fait ailleurs.

La question subsidiaire est : est ce que cela fait de moi une bonne professionnelle ? Bien que n’ayant reçu aucune plainte je ne suis pas la mieux placée pour répondre. Mais indéniablement je suis une meilleure professionnelle que je le serais sans cela, au moins du point de vue des connaissances de ce qu’il est possible d’inventer en bibliothèque.