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roulements de tambours et sonnez trompettes…

7 janvier 2011

…le jour de gloire est arrivé:

Si vous lisez ce post c’est que la borne wifi de la médiathèque où je travaille marche.

Lancement officiel et public de l’OSNI (objet surfant non identifié) prévu pour le mardi 11 janvier 2011 à 12h précises.

PS: je tiendrais parole et reprendrais, en l’honneur de Sainte Ouifi, la publication régulière sur ce blog.

coupure toujours..

30 juin 2010

Si vous vous demandez ce qui se passe et la raison de mon silence c’est que j’attends le wifi dans ma bibliothèque.

Depuis quelques mois je suis avec joie les frémissements des bornes, et guette la perplexité dans l’œil de l’étudiant qui cherche un réseau auquel se connecter.

Donc aucun message jusqu’en septembre et le prochain sera posté sous le soleil du wifi de ma bibli…assise à une des tables de son café en sirotant un bon jus de fruit et en dégustant une part de gâteau…bref les temps changent!

coupure suite…

25 février 2010
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Je rentre et la ligne est rétablie, ainsi que la connexion….c’est tellement plus drôle mais c’est surtout pas mal venu!

Du coup j’en profite pour compléter mon billet d’humeur, et répondre aux commentaires.

Que l’on ne s’y trompe pas, mon agacement est surtout l’expression de multiples interrogations: en quoi aie-je manqué de réponses et de soutien envers mon DSI? En quoi n’aie-je pas su répondre à ses questions techniques? A ses attentes en termes de sécurité? En quoi n’aie-je pas su expliquer à quel point cet outil est utile à nos lecteurs?

Je n’ai jamais pu convaincre un DSI (et mon poste actuel n’ayant rien à voir avec l’informatique je n’ai pas à le faire), ceci dit une collègue plus habile que moi a convaincu notre DSI d’étudier le projet, et a dû donc savoir répondre à ses questions.

Car il faut le dire ce n’est pas bibliothécaire contre DSI mais plutôt « dream team » qu’il faut le jouer. Mais la preuve: ma collègue y est parvenue et j’ai connu cela dans mon premier poste, le DSI est même devenu un ami (pensées amicales pour le merveilleux Daniel)

Sur les relations bibliothécaires-DSI je vous renvoie à l’intervention faite lors du dernier congrès de l’ABF par l’auteur du blog « la bibliothèque apprivoisée »,  ici, Lionel Dujol pour ne pas le nommer, qui illustre nos relations complexes sur un mode humoristique. Et je rappelle que si nous attendons d’eux qu’ils comprennent les besoins de nos lecteurs, ils attendent de nous de comprendre leurs obligations de sécurité et leurs contraintes techniques.


Je ne vante pas le modèle Mac Do comme nouveau modèle de bibliothèque, loin s’en faut! Et l’on ne me fera, entre autres, porter d’uniforme sous aucun prétexte! Ceci dit le coté « venez comme vous êtes » et les horaires élargis me semblent être, dans la mesure du raisonnable, des points dont on peut et doit s’inspirer. Je développe:

– un peu plus d’ouverture ne nuirait pas, et dans tous les cas sans parler d’ouverture pour le plaisir de l’ouverture, au moins des horaires plus en adéquation avec les besoins de nos contemporains (certaines bibliothèques sont tout à fait dans cette adaptation). Pourquoi pas l’ouverture pour le plaisir de l’ouverture? Parce que l’ouverture a un coût et il me semble qu’il faut utiliser les deniers publics de façon raisonnée et efficace. Des fermetures à 19 ou 20 heures ne semblent pas déraisonnables, des ouvertures le samedi en BU ou des nocturnes pendant les examens, mais avant tout cela doit répondre aux besoins des publics

– je m’interroge sur ce qui est souvent présenté comme une sorte de « vache sacrée » des bibliothèques: fermeture les lundis et jeudis, la seconde étant de moins en moins vraie, il faut au moins questionner leurs pertinences. Lorsque j’ai débuté (il y a 9 ans et pas un siècle!) j’ai cru qu’une équipe allait réclamer ma tête juste pour avoir osé poser la question, ce n’était alors pas pertinent d’ouvrir mais 2 ou 3 ans plus tard cela le devenait…d’un commun accord, que se serait-il passé si on s’était interdit de se poser la question?

– les ouvertures tardives ne peuvent pas reposer que sur des non titulaires, même si je pense que pour nombres d’entre eux ils sont tout à fait à même de répondre aux demandes des publics, il faut que tous nous participions à ces ouvertures

– « venez comme vous êtes »: je pense qu’il s’agit de réduire la fracture qui existe parfois entre nos publics et nous (et je ne parle pas de look comme dans la pub). Pourquoi ne pas autoriser les boissons sous couvercle, la nourriture froide par exemple, le bruit dans certaines zones et au-delà: des livres choisis pour leur forte attractivité, acheter systématiquement les 10 premiers des tops des ventes? Et surtout désacraliser les objets culturels, les lieux….les rendre vivants et à la portée de tous

Je lisais hier l’article de « livres hebdo » interviewant Yves Alix, lequel met l’accent sur les évolutions du métier en direction de l’accueil. Je me faisais la réflexion que l’accueil se joue sans doute à la fois sur des grandes évidences (le SBAM commercial que nous savons tous pratiquer il me semble) et des détails infimes mais qui par leurs multiplicités témoignent d’une attention toute particulière, qui semblent dire « on vous attendait, vous…on a pensé à vous »…

voilà, ce post est publié du fond de la couette, avec une humeur apaisée et une profonde tendresse pour les bibliothèques…et surtout la mienne, même sans wifi 😉

(je vais vous sembler terriblement sentimentale mais j’ai encore des frissons lorsqu’elle se laisse apprivoiser par les publics à l’ouverture, il m’arrive encore de rêver devant ses vastes étages et de ressentir de la nostalgie à la fermeture, bref je ne me lasse pas d’elle)

PS: Quelque puisse être mon agacement de l’autre jour je crois que le message subliminal de mon post était surtout qu’entre une bibliothèque et Mac Do il n’y a pas photo, mais pas mal de jalousie pour le wifi en tous cas de ma part…

PPS: j’ai pris Mac Do pour exemple mais ça marche aussi avec Starbuck ou je ne sais qui d’autre encore

coupure…

23 février 2010
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Je suis en panne d’internet, bon cela tout le monde s’en fiche, mais suite à des travaux la ligne est coupée.

Que faites vous lorsque vous n’avez plus de connexion internet et que vous ne souhaitez pas y laisser votre forfait?

Vous cherchez un lieu qui fournisse du wifi gratuit, de préférence, et illimité, si possible…c’est ce que j’ai fait après une période de repos agrémentée d’une double couche de maladie.

Autant en Hollande ou en Angleterre je ne me pose aucune question et je file direct dans la bibliothèque du quartier, autant en France je ne me pose pas de question et file direct dans le Mac Do du quartier….eh oui!

Vous dire à quel point cela me désespère et me fiche en rage c’est juste impossible et c’est dans ces moments là que je me dis que je devrais changer de métier …ou en venir aux menaces avec mon DSI.

La seconde option étant tout à fait incompatible avec mes gènes et mon éducation il ne me reste que mes yeux pour pleurer.

Croyez moi ou pas c’est un véritable crève cœur et je me dis que dans ces conditions il ne faut pas que nous étonnions de nos faibles taux de fréquentation si nous ne pouvons même pas offrir ce service à nos lecteurs (heureusement de plus en plus de bibliothèques le font mais pas la mienne!). A chaque fois j’ai en prime une pensée émue pour Claude Poissenot qui nous expliquait en formation que Mac Do avait tout compris avec sa dernière publicité: « venez comme vous êtes ». Je le confirme: je viens comme je suis, à des heures pas possible (8h-minuit en semaine et non stop le week-end) on ne me demande aucune carte, aucun login, aucune charte à signer et même si je veux je peux rester sur le parking!

Si vous saviez comme cela m’énerve de devoir reconnaître que chez Mac Do ils sont plus malins….ggggrrrrrmmmmppppffff!

en être ou pas…the end

6 janvier 2010
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Voilà une histoire qui vient de toucher à sa fin ou à ses débuts, tout dépend comment on considère la chose.

Il y a quelques mois de cela (2 ans presque) j’écrivais un post pour annoncer mon entrée en phase d’observation, aujourd’hui j’ai reçu l’arrêté qui officialise le fait que je deviens cons’  titulaire. L’observation se termine, de fait elle a pris fin début juillet, mais là c’est officiel j’ai reçu le label, je suis cooptée.

C’est donc la fin d’une aventure et le début d’une autre, mais le premier bilan que je tire de cette aventure est que ce temps de réflexion, ces luxueux 18 mois de formation payée, a été précieux. Précieux en termes de possibilité de réflexion, de retour sur soi et d’analyse, grâce à ce temps qui permet de sortir le nez du guidon, de sa pratique professionnelle, de découvrir d’autres horizons. Précieux en termes d’exploration de ce qui est probablement  une des plus riches bibliothèques professionnelles, celle de l’enssib. Mais je reviendrais probablement sur ce sujet dans un prochain post.

Plus que toute autre chose ce qui m’a semblé essentiel dans cette formation c’est ce temps pour réfléchir de son coté, de se forger des points de vue par des visites, des stages et par la possibilité de découvrir dans ces stages d’autres pratiques.

Voilà c’est officiel j’en suis….pourtant curieux lorsque l’on me demande ce que je fais dans la vie je continue de répondre que je suis ‘thécaire…les habitudes ont la vie dure sans doute 😉

au fil du web…

18 décembre 2009

Il existe des « choses » sur le web assez étranges et que je trouve envoûtantes. Peut être parce qu’elles font appel à ce qu’il y a de plus humain en moi, peut être aussi parce qu’elles réveillent la geek en moi, ou peut être par une sorte de voyeurisme auquel elles font sans nul doute aussi appel.


Je pense notamment à we feel fine qui est un drôle de « truc » (désolée je n’ai vraiment pas de mots pour décrire la chose). Ce site est équipé d’un applet que l’on charge et qui permet de visualiser des ronds de couleurs ou des images sur lesquels on clique, ces ronds correspondent à des courts textes envoyés via le web par des anonymes, on en connaît juste le pays et la tonalité/le sentiment (blues, joie….). On peut aussi resserrer la recherche par pays, sexe de l’expéditeur, âge, tonalité, date…c’est étrange. Un peu comme de se retrouver sur une grève et de voir débouler des milliards de bouteilles à la mer qui n’auraient pas été envoyées complétement intentionnellement. En effet voici le mode de procédé des créateurs du site:

« At the core of We Feel Fine is a data collection engine that automatically scours the Internet every ten minutes, harvesting human feelings from a large number of blogs. Blog data comes from a variety of online sources, including LiveJournal, MSN Spaces, MySpace, Blogger, Flickr, Technorati, Feedster, Ice Rocket, and Google.

We Feel Fine scans blog posts for occurrences of the phrases « I feel » and « I am feeling ». This is an approach that was inspired by techniques used in Listening Post, a wonderful project by Ben Rubin and Mark Hansen.

Once a sentence containing « I feel » or « I am feeling » is found, the system looks backward to the beginning of the sentence, and forward to the end of the sentence, and then saves the full sentence in a database.

Once saved, the sentence is scanned to see if it includes one of about 5,000 pre-identified « feelings ». This list of valid feelings was constructed by hand, but basically consists of adjectives and some adverbs. The full list of valid feelings, along with the total count of each feeling, and the color assigned to each feeling, is here.

If a valid feeling is found, the sentence is said to represent one person who feels that way.

If an image is found in the post, the image is saved along with the sentence, and the image is said to represent one person who feels the feeling expressed in the sentence. […]

This process is repeated automatically every ten minutes, generally identifying and saving between 15,000 and 20,000 feelings per day. »

La valse de tous ces petits points a quelque chose d’hypnotique mais aussi de désespérant et de dérangeant car elle révèle à quel point les blogs et autres moyens d’expression du web deviennent des sortes de journaux intimes ouverts à tous.


Dans un genre moins dérangeant, quoique, mais là les expéditeurs sont volontaires, il y a postsecret:  blog en versions multilingues (suivant les extensions retenues), qui collecte des cartes postales révélant un secret. Les règles de participation sont simples: un envoi anonyme quelle que soit sa forme et révélant un secret. Ce second site est aussi envoûtant parce que révélateur du poids du secret pour chaque être humain mais aussi comme révélateur du besoin de confession sous une forme moderne, le site se conçoit comme un projet artistique et a donné lieu à un livre…


Si jamais quelqu’un doute de la dimension sociale du web montrez lui ces deux sites en guise d’exemple, je crois qu’après consultation il devient difficile de nier cette dimension. Le web est devenu une sorte de confessionnal moderne à ciel ouvert. Les psychologues doivent sans doute étudier le phénomène et écrire des articles sur ce sujet et je crois que si je venais à reprendre cette voie je serais probablement tentée par ce sujet.

Je ne passe pas beaucoup de temps sur ces sites, une fois 5 mn environ tous les deux mois (j’ai compilé mon historique de navigation pour m’en assurer). Mais je ne peux pas me résoudre à les retirer de mes marque-pages car je suis à chaque fois  fascinée par ce que les humains envoient sur le web et puis parfois je savoure juste quelques propos heureux…

la DOK…way up high

14 décembre 2009

Comment dire les choses? Il existait déjà 2 000 raisons permettant d’avancer que la DOK est une des plus modernes bibliothèques au monde (la plus moderne pour moi), que ce soit en termes de design, de services, de technologies, de façons de travailler, mais en voilà une de plus, (s’il en fallait une!). Une raison de dire que là quelques bonnes longueurs d’avance viennent d’être prises.

C’est en anglais et c’est , et .

à travers ces reportages il faut saluer le travail de diverses personnes dont les 3 mousquetaires de la DOK:  Eppo, le directeur le plus fou et le plus stimulant qui soit, Erik shanachie dans l’âme et bibliothécaire rockeur en charge de l’innovation, Jaap rebelle et tenace chargé de l’informatique et des nouvelles technologies.

Mais derrière eux il y a toute une équipe pour faire tourner les divers aspects de cet OBNI: Koen discret magicien qui fait danser les tables tactiles au rythme de la RFID, Wouter qui  coordonne des archives et les concilie avec du bluetooth, mais aussi Geert et Pieter qui montent les murs de l’agora, et d’autres plus modestes qui participent du miracle quotidien qu’est cette bibliothèque: Marieke, Ruben, Mark, Jorick et tous les autres.

Et grâce à chacune de ces personnes la DOK est une des bibliothèques les plus modernes au monde mais aussi une des plus belles aventures bibliothéconomiques contemporaines…un bijou et un miracle permanent.