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De l’utilité d’aller voir ailleurs

4 octobre 2009
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Non parce que l’herbe y est plus verte, elle est le plus souvent juste plus loin (quoique quand vous allez vraiment plus loin, au hasard la DOK, elle est vraiment plus verte!)

Mais pour s’ouvrir des horizons.

Voilà la leçon, assez évidente somme toute, que je tire à la fois de mes visites de bibliothèques ici et là, mais surtout de mes échanges avec mes collègues.

Certains me diront que c’est un budget en soi que d’aller voir ailleurs…certes. Si vous êtes membres de l’ABF alors je mets tout de suite un bémol à cela, le budget est négocié. Si vous voyagez à titre personnel je mets aussi un bémol à cela….bref j’accepte l’argument pour ceux qui ne partent jamais de chez eux, ne vont jamais nulle part, pas même dans les villes avoisinantes….Et encore !

Je mets aussi un bémol à ceux qui ont internet et qui jamais ne cherchent sur YouTube et consorts des reportages sur des bibliothèques ou des services, ne lisent pas les articles qui traînent sur le web…bref je n’accepte l’argument « aucune visite possible » que pour ceux qui sont cloîtrés chez eux à temps complet et qui n’ont pas internet…cela réduit les rangs.

J’entends tout de suite les cris d’ofraies de certains : « je n’ai pas le temps », « il faut prendre rendez-vous », « je ne parle pas l’anglais », etc….Là aussi bémol.

Il est du devoir de tout un chacun de mettre à jour ses connaissances, il ne s’agit donc pas que de partir en stage ou de participer à des journées d’études, bien passif assis sur son fauteuil et surtout bien sage. La veille active n’a pas été inventée pour les animaux. Et si vous n’êtes pas en possibilité de vous monter des univers de veille pensez au moins à aller en pomper quelques uns parmi ceux qui existent déjà ! Il ne s’agit pas de réinventer la roue tous les jours, vous pouvez aussi simplement vous approprier des sources qui sont déjà recensées, pensez bibliopedia.

Quoiqu’il en soit il est essentiel pour une bonne pratique professionnelle de se ménager du temps de veille, de réflexion et de prise de recul sur sa pratique, à telle enseigne qu’il faut matérialiser cette heure quotidienne ou hebdomadaire dans votre emploi du temps et s’y tenir.

Pour ma part c’est un minimum d’une demi-heure par jour consacrée à la lecture de mes fils RSS ou de bouquins divers, ou encore d’articles afin de découvrir, creuser et approfondir ce qui se fait ailleurs.

La question subsidiaire est : est ce que cela fait de moi une bonne professionnelle ? Bien que n’ayant reçu aucune plainte je ne suis pas la mieux placée pour répondre. Mais indéniablement je suis une meilleure professionnelle que je le serais sans cela, au moins du point de vue des connaissances de ce qu’il est possible d’inventer en bibliothèque.

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