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le sud….un dimanche tant qu’on peut encore

7 juillet 2008

Je plante le décor: le Sud donc, un peu comme dans la chanson: le temps arrêté, le soleil qui joue à cache cache, le bon vin et la bonne compagnie avec de la verdure autour. Réunion de collègues, et ex-collègues, futurs ex-collègues et leurs conjoints embringués dans cette troupe de bibliothècaires et autres assistants, ça va causer de quoi ce petit monde à votre avis?

De bibliothèques….oui un peu, moins que d’habitude. De dimanche, d’être ensemble le dimanche tant qu’on peut parce que bientôt « je crois que ça va plus être possible »…et oui bientôt leur petit monde va ouvrir le dimanche alors on en cause, parce que dans cette fine troupe y’a les pour et y’a les contre (et puis surtout y’a les pauvres moitiés embringués dans cette affaire et qui aimeraient bien qu’on cause musique, film, politique, développement durable et retour à la nature, pardon messieurs).

Les pour avancent: l’exemple de nos voisins les musées, les carences de collègues de BU (et puis d’ailleurs on n’a qu’a satisfaire leur public après tout s’ils ne veulent pas se donner les moyens de faire que les étudiants puissent bosser le week-end et le soir et pendant les vacances, ou qu’on les leur donne pas aussi), la demande du public qui est petite mais réelle, le service public, le fait que la culture c’est fait pour être accessible quand les gens sont dispos et pas quand ça nous arrange, le fait que s’il y a roulement cela représente un tout petit effort qui flingue pas la vie de famille, qu’on se fout de savoir si l’employeur mérite ou pas qu’on se casse la tête pour lui, que non l’employeur n’a pas à prendre en compte le fait que c’est pas possible de faire garder les enfants, il peut mais c’est pas obligé, le fait que ce sera tellement chouette d’avoir de nouveaux usagers, le fait que ce sera un petit mieux salarial pour ceux qui en ont besoin, etc….

Les contres répondent: que c’est une question de principe (les grand-parents ont lutté durement pour obtenir des droits auxquels on renoncerait volontiers?!), que l’esclavage a été aboli (non là j’exagère), que les musées c’est une chose mais nous ont fait aussi des nocturnes, qu’on n’a pas à pallier les carences des BU (et puis quoi encore!), que le public ça sera le même: celui qui vient lire la presse tous les jours parce qu’il a le temps (retraités), que seuls les commerçants pourraient être intéressés mais qu’ils viennent à la nocturne, que ça fout en l’air la vie de famille, que franchement faudrait que l’employeur le mérite, que qui gardera les gosses et si au moins on leur proposait un système, que le mieux salarial est minime, et puis que non c’est dit on veut pas on viendra pas!

Dans le lointain une petite voix s’élève, invitée à donner son avis en tant que grand chef sioux de la filière administrative, et la petite voix dit qu’elle « ne sait pas trop, que peut être c’est bien quand même de garder cette temporalité autre qu’est le dimanche dans la vie des gens »…

En attendant on a passé le dimanche à parler du dimanche (peu ou proue même si on a effleuré les abeilles, Metallica, le développement durable, les chataîgniers, les déménagements, et les bibliothèques). Et puis on a oublié de se dire qu’on s’aimait, que c’était bien quand on pouvait être tous ensemble et qu’on pourra plus parce que les ex-collègues ne seront peut être plus jamais des collègues et qu’ils seront plus ou moins loin, et qu’en plus faudra bosser le dimanche, alors je vous le dis moi: « j’aime pas le dimanche travaillé, même si je suis pour… »

Et le « Sud » cède la place à « je hais les dimanches ».

PS: En tous cas c’était le dernier dimanche tous ensemble et on en a encore profité pour refaire le monde des bibliothèques au lieu de savourer simplement le fait d’être là tous ensemble en vie, heureux et en bonne compagnie.

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4 commentaires leave one →
  1. Sophie permalink
    7 juillet 2008 2:06

    C’est une manie chez les *thécaires ! au cours d’un festival j’ai retrouvé d’autre *thécaires, de quoi a-t-on parlé de musique oui bien sur… Mais de musique en biblitohèque 😉
    Et même que c’était super interessant par chance les moitiés présentes étaient aussi des *thécaires !

  2. eric1871 permalink
    8 juillet 2008 11:01

    ah ! L’ouverture du dimanche…
    Ici nous ouvrons le dimanche après-midi depuis l’ouverture justement… un peu précurseurs en 2000, tendance aujourd’hui.
    Alors, le « temps particulier du dimanche » vit ses derniers feux.
    Essentiellement parce qu’on nous dit que les français ont envie de se promener dans les centres commerciaux ce jour-là, et que ceux qui y travaillent sont tout à fait favorables à l’ouverture du dimanche.

    Mais ce n’est pas là mon propos, ne croyez-vous pas que le dimanche c’est aussi le temps des musées, des expositions, des concerts peut être ? Nos collègues des autres services culturels et des festivités ne se posent pas la question du dimanche car elle va de soi.
    Alors, les médiathèques ne peuvent-elles pas faire partie de ce temps particulier ?

    Là je réponds oui. Car le public du dimanche est aussi un public particulier. Pas d’étudiants qui travaillent, ni de lecteurs acharnés, non plus que de commerçants ou autres professions qui ne pourraient venir à d’autres horaires (ils ne venaient pas non plus quand on ouvrait plus tard le soir).
    Non, mais un public familial, des amateurs de culture au sens large, et surtout une ambiance plus détendue avec des gens qui prennent le temps, y compris le personnel délesté du travail interne. Donc une journée comparable à aucune autre.

    Certes, l’ouverture du dimanche pose des problèmes de recrutement, mais pas tant que ça, et surtout, malgré les râleries du personnel contre les week end perdus, si on leur pose la question, l’ouverture du dimanche fait l’unanimité.

  3. Val permalink
    8 juillet 2008 9:40

    @ Sophie:
    des couples de thécaires? au secours sauvons les enfants!!!!! J’ai vécu avec des parents causant boulot après le boulot, l’horreur! ceci dit je reconnais avoir un peu de mal à décrocher de cette drogue dure que sont les bib, mais je me soigne§

    @ Eric 1871:
    oui, ceci dit ta structure a innové dans biens des domaines!
    Je pense que l’ouverture le dimanche est nécessaire, à condition de ne pas trop solliciter les équipes, via un recours à des étudiants…ou alors ouverture en saison haute. Ceci dit cette histoire de temps particulier (qui n’est pas mon idée) me paraît intéressante philosophiquement et psychologiquement: maintenir un jour où le temps se fige pour tous…Mais dans ce cas il y a iniquité avec nos collègues culturels.
    Tout en étant pour(l’ouverture le dimanche) je trouve que ce n’est pas si simple, pourtant légitime. Par contre je suis opposée à l’ouverture des commerces le dimanche, repos la consommation!

  4. eric1871 permalink
    9 juillet 2008 1:55

    Je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait de ne pas banaliser le dimanche. En effet, à quoi bon ouvrir, si le public travaille aussi ce jour-là…
    Par contre, je ne suis pas pour le recours aux étudiants, je trouve que c’est une fausse bonne-idée, si l’on n’est pas dans une optique de prêt de masse (s’pas Sophie ?). Il me semble évident au contraire que le service doit être aussi bon que les autres jours avec donc du personnel qualifié (dans les faits, il est même meilleur puisque le personnel est plus disponible).

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