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Bilan annuel quand tu nous tiens

25 février 2008

Bien que partie de ma collectivité, voir les épisodes précédents, je m’acharne à remplir le bilan annuel de mes ex-services, (oui je sais il faut vraiment que je consulte et non ça ne se soigne toujours pas). Bon pour deux d’entre eux le bilan est facile, le livre se maintient cahin-caha, les gros caractères et les textes enregistrés progressent (bienvenue aux baby boomers dans le monde de la presbytie !), les Cdroms sont toujours demandés et le succès de la cuisine, du jardinage et des régimes sera toujours florissant, par ailleurs les livres de médecine continuent à être parcourus par des lecteurs pleins d’espoir (décidément je suis d’humeur cynique aujourd’hui) Pour finir je remercie les BU de mon agglo de rester fermées le samedi, le confort de leurs agents fait le remplissage de nos salles de lecture et le bonheur de mes collègues (à lire au 150ème degré) devant des recherches parfois un peu complexes (oui l’attaque est facile me répondrons les collègues de BU on n’a qu’à montrer l’exemple en ouvrant le dimanche en BM, et ils n’auront pas tort).

On arrive à la musique et là les choses sont moins brillantes, bien sûr la baisse continue, sans s’accentuer elle persiste quand même. Donc je remplis mes statistiques, le cœur en berne, et je ramène cela aux pertinents et tombant à point nommé, chiffres fournis par l’observatoire de la Cité de la musique sur la baisse des ventes de CD en France qui me permettent de relativiser notre baisse.

Oh pas franchement fière d’avoir à utiliser ce biais pour relativiser ce qui est de l’ordre de l’inenrayable, au moins apparemment. Je rame, intellectuellement s’entend, pour trouver des arguments pour maintenir des budgets honorables (réduire ne résoudra rien), maintenir des postes (des fois qu’on en viendrait à considérer que moins de prêts implique moins de personnel ou du personnel à redéployer ailleurs) bref essayer de faire que l’équipe en question puisse avoir des armes pour lutter. Quand tout d’un coup ça percute dans ma petite tête : mais oui nous avons fait des prêts virtuels, qui ne sont pas comptabilisés par notre SIGB [pas bien aimé du tout en tous cas pas par moi qui ai un avantage annoncé sur lui c’est que je devrais voir sa mort, alors que si tout va bien lui ne connaîtra pas la mienne !(je me porte pas la poisse en écrivant cela ?)]. En effet leurs gestions est indépendante de lui (le SIGB !), donc après consultation des statistiques de ces consultations/streaming/téléchargements (le fournisseur ne distingue pas les uns des autres dommage !) la baisse est moins pire, ouf….qu’est ce qu’il ne faut pas faire pour sauver la face.

Et là j’ai une brève minute d’autosatisfaction quand je pense à mes collègues musicaux sceptiques devant ce service mis en place, désintéressés par son fonctionnement, et qui lui doivent de ne pas avoir un bilan complètement déprimant , du genre qui vous donne envie d’éteindre la lumière et de ne pas revenir demain…

….ce serait dommage, non ? Parce qu’au fond le concept de bibliothèque c’est plutôt une chouette idée ! Hein ?

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