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2009 juin 11
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by bibenfolie

Expérimentations

définition préliminaire

Définition

Etymologie

Il est intéressant de noter que le terme expérience vient du latin experiri qui signifie « faire l’essai de », et le terme expérimentation vient du bas latin experimentare[1] qui signifie « faire des essais ». Ils appartiennent à la famille étymologique du mot péril. L’expérimentation consiste à faire l’essai de quelque chose, à éprouver ou connaître par l’expérience, mais également à pratiquer des opérations destinées à étudier et à juger, de provoquer un phénomène afin de l’analyser. L’expérience renvoie à une double signification ambivalente, car elle implique à la fois l’action qui consiste à essayer et le ressenti passif. Si l’expérience du commun des mortels se borne généralement à la passivité du ressenti, l’expérience du scientifique allie à la fois cette observation passive et la démarche active, qui consiste à provoquer les conditions de manifestation d’un phénomène. À la base de la démarche scientifique expérimentale on retrouve le refus de l’argument d’autorité. Il s’agit de mettre à l’épreuve les faits et de reproduire les conditions de manifestation d’un phénomène afin de mieux l’observer, et d’en maîtriser les variables. L’expérimentation scientifique, ou plus précisément la méthode expérimentale, se généralise au XVIIème siècle. Cette généralisation ne va pas de soi. La méthode expérimentale se trouve en butte à plusieurs critiques et les débats à la fois scientifiques et philosophiques sur sa validité se poursuivront dans le temps.

L’expérimentation c’est l’action qui consiste à faire l’essai de quelque chose, que ce soit un produit, une expérience scientifique, une expérience vécue. C’est également l’action qui consiste à éprouver par l’expérience, à pratiquer des opérations destinées à tester ou vérifier quelque chose, ou encore la provocation d’un phénomène à des fins d’études. L’expérimentation implique à la fois une certaine passivité, celle de l’observation ou du vécu, et l’activité de la méthode scientifique, de la mise à l’épreuve, ou de la provocation.

L’expérimentation appliquée aux bibliothèques recouvre à la fois la réalité de l’observation, mais également le fait d’essayer de nouveaux produits ou de nouveaux services, de se placer en conditions scientifiques de provocation d’un phénomène afin de l’observer et d’en faire évoluer les variables. Il s’agit pour le bibliothécaire d’adopter la position du scientifique, à la fois observateur de son environnement, et démiurge dans son laboratoire reproduisant une expérience afin d’en observer les effets et les variables.

Limitation du champ théorique

Les limites de cette étude seront donc bornées à la mise en place de nouveaux services, l’utilisation de nouveaux outils, permettant de provoquer, en quelque sorte, un phénomène bibliothéconomique, identifiable et dont les variables peuvent être modulées. Ceci implique de pouvoir revenir en arrière à tout moment, cela sous tend également une mobilité importante et des changements rapides. Les actions sur le bâtiment, les réseaux ou les annexes, ainsi que la RFID (Radio Frequency Identification) seront de par le fait exclues car il est fort malaisé de revenir en arrière sur ces points une fois que des décisions sont actées. Des expérimentations ne peuvent porter sur ces éléments car aucun retour en arrière raisonnable ne peut être effectué. On imagine mal revenir sur une architecture en abandonnant un bâtiment, ou de renoncer à la RFID lorsque l’on connaît le coût d’une telle opération.

Limitation du champ d’étude

Le champ d’étude sera volontairement limité aux pays dont les bibliothèques s’appuient soit sur le modèle anglo-saxon, soit sur le modèle français. Afin de restreindre plus précisément ce champ d’étude ne seront utilisés que des exemples issus des mondes bibliothéconomiques américains, britanniques, néerlandais, et français. Ce choix a été opéré en prenant en compte plusieurs considérations : les pays précédemment cités relèvent soit du modèle anglo-saxon, soit du modèle français des bibliothèques. Ils entrent bien dans le champ théorique du sujet d’étude. De surcroît les bibliothèques concernées fournissent à elles seules un nombre d’exemples suffisamment importants et riches d’expérimentations, sans qu’il soit nécessaire d’élargir le champ géographique d’études.

La sphère des pays nordiques ayant été volontairement écartée, pour des raisons de modèle bibliothéconomique utilisé, il n’en demeure pas moins important de signaler l’extraordinaire richesse, en termes d’expérimentations, que représente entre autres les pays concernés. Plus particulièrement le travail effectué au sein du réseau des bibliothèques d’Helsinki[2]. En effet si le modèle des bibliothèques nordiques a trouvé son inspiration dans le modèle anglo-saxon, comme le fit le modèle français, il a évolué progressivement et ne conserve que quelques points communs avec celui-ci. Cependant dans le cadre d’une étude sur les expérimentations en bibliothèque publique il serait regrettable de ne pas faire allusion au mode de fonctionnement finlandais des bibliothèques, à son extraordinaire richesse. On ne saurait que trop inviter le lecteur à approfondir par lui-même les innovations mises en place dans les pays nordiques, lesquelles constituent une source importante d’inspiration pour de nombreux établissements.

Ce choix de restrictions, pour arbitraire qu’il puisse paraître, est également le reflet des contraintes qui influent sur la rédaction de cette étude, à savoir un nombre limité de signes. Lesquelles ne permettent pas de confronter les modèles anglo-saxons et français au modèle nordique, et d’ouvrir de par ce fait cette étude aux exemples que ce dernier fournit. En raison de cette même contrainte technique les bibliothèques universitaires ont été volontairement exclues de ce champ d’étude, non par le manque de pertinence des exemples qu’elles fournissent, mais en raison de la nécessité de se conformer à un format.

Les axes divers d’expérimentation

Rapprochement de l’usager

Il s’agit de pratiques permettant à la bibliothèque d’être dans une proximité intense avec les usagers proches ou lointains géographiquement, cette proximité passe par divers moyens. Soit dans l’implantation de structures légères, temporaires ou non permettant de se rendre sur les lieux que fréquentent des usagers potentiels ou avérés. Comme les opérations de type « lire à la piscine »[3], qui permet de contacter des usagers sur des lieux de loisir, même si les créneaux horaires choisis sont souvent des créneaux qui concernent les jeunes usagers. Des actions de type bibliothèque de rue lors des marchés hebdomadaires, mais ce type d’action existe déjà depuis de nombreuses années, ou des actions comme le bibliometro[4] de Madrid. Il s’agit de trouver l’usager là où il est, vit, travaille, a ses habitudes de consommation. Il peut également s’agir de lui rappeler l’existence de la bibliothèque, comme avec la récente campagne de communication de la bibliothèque de Limoges.

La logique de recherche de proximité est identique avec des usagers distants, par le biais du web, est l’objectif de la démarche de dissémination. Elle a pour objet de placer la bibliothèque dans tous les lieux virtuels, sur le web, fréquentés par des usagers. Avec par exemple des notices bibliographiques et exemplaires qui apparaissent lors de recherches sur Google, l’outil privilégié des recherches sur Internet. Avec une bibliothèque qui manifeste sa présence sur lieux de recommandation de documents, comme sur Amazon par exemple, en proposant à l’usager d’Amazon d’acheter l’ouvrage ou de l’emprunter dans telle ou telle autre bibliothèque. La bibliothèque peut également mettre en place des lieux  virtuels de recommandation et de conseils (blog[5] ou wiki ou encore réseaux sociaux[6] de communauté d’intérêt). La bibliothèque peut également devenir le fournisseur privilégié de fils d’information, que les usagers peuvent se réapproprier pour la consultation de sites en lien avec leurs centres d’intérêts. La bibliothèque peut aussi être un lieu de référence pour obtenir des réponses à des questions qu’elles soient de l’ordre de la bibliographie, de l’information citoyenne[7], de l’histoire locale[8], de l’économie[9], ou de quelque sujet que ce soit.

La bibliothèque doit devenir un lieu de référence en présentiel ou en distanciel, en utilisant tous les moyens à sa disposition pour amener à elle et conserver les usagers. Ce qui implique aussi de s’interroger sur les attentes des usagers, mais aussi des non usagers. En ce sens les enquêtes de satisfaction peuvent et doivent être des éléments déclencheurs de mise en place d’une démarche expérimentale.

Rapprochement des usages et des outils

Il s’agit, pour partie, de reproduire au sein de la bibliothèque les usages qui ont cours au domicile, dans un mouvement d’abolition des frontières entre l’intérieur et l’extérieur. Pour ce faire l’utilisation des technologies Web 2.0 est tout à fait adaptée, rendant possible l’appropriation intuitive, l’ergonomie d’usage, et le recours à des outils pratiqués au quotidien.

Participe donc de ce mouvement tout ce qui permet de rendre accessible la bibliothèque à domicile. Dans ce domaine les services web ont permis de grandes avancées et demeurent un terrain d’expérimentation privilégié. Ils rendent techniquement possible l’accès à des univers de veille informationnelle (netvibes[10] ou autres), des outils de documentation en ligne (points d’actu[11] ou bases de données accessible en mode distant), ou des sources de téléchargement (podcasts, fichiers numériques).

Contribue à ce mouvement l’interactivité, le mode participatif, qui connaît un essor considérable depuis quelques années, et qui est étroitement lié aux technologies mises en œuvre dans le cadre du Web 2.0. La possibilité de personnaliser tous ces services est aussi un point très important, les usagers sont habitués à s’affranchir des contraintes et à s’approprier pleinement les outils ou ressources mis à leur disposition.

Participe également de ce mouvement tout ce qui permet d’introduire au sein des bibliothèques des outils utilisés par les usagers au quotidien, bornes de téléchargement[12] (Bluetooth, wifi) sur des outils nomades (Personnal Digital Assistant ou PDA, mp3, smartphones ou autres). Mais également des pratiques devenues courantes : mise en place de jeux vidéo[13], de studio d’enregistrement ou de montage. Ainsi le réseau des médiathèques de Montpellier a vu ses inscriptions d’adolescents augmenter, suite à la mise en place des jeux vidéo (plus de 50 inscriptions supplémentaires d’adolescents en moins de 15 jours sur la médiathèque Jean-Jacques Rousseau). Les quelques bibliothèques qui se sont aventurées dans le domaine du rapprochement des usagers ont constaté des résultats encourageants et probants. Par exemple les utilisateurs du Guichet du savoir sont des publics qui ne fréquentent pas le réseau à 74 % et ne fréquentent pas la bibliothèque municipale de Lyon à 85 %.Les usagers sont en attente de moyens que seul le service public est à même de mettre en œuvre, comme des studios de qualité professionnelle.

Ouverture à l’amateurisme et la déprofessionnalisation

On a pu dire de la classification décimale Dewey qu’elle a rendu possible la révolution du libre accès en bibliothèques. Il n’est pas impossible que l’on dise également un jour que la folksonomie aura introduit une autre révolution dans le monde des bibliothèques. La folksonomie consiste dans la possibilité offerte aux usagers d’un service web de tagger par mots clefs leurs recherches, liens favoris, photos, livres, c’est une classification collaborative dépourvue de centralisation. Elle est partie prenante du concept de Web 2.0. Elle se développe tellement que le projet Open Shelves Classification se propose de revoir la classification décimale Dewey dans le cadre de l’utilisation du service Librarything[14]. Ce phénomène alimente ce que l’on a pu qualifier de « bibliothécarisation du monde », c’est-à-dire le développement de la classification amateur, participative et en langage naturel, le catalogage collaboratif. Ce phénomène provoque des grincements de dents au sein de la profession qui se retrouve ainsi dépossédée, en quelque sorte, de son cœur de métier. Profession qui voit sa compétence professionnelle désacralisée face au développement de ces pratiques amateurs. Lesquelles ont d’ores et déjà des répercussions au niveau des services publics car les usagers demandent des classifications plus simples que celles utilisées et refusent de chercher à saisir celles en vigueur dans les bibliothèques. Ainsi cette remise en cause du classement, dans les outils de recherche, a un impact sur le classement des collections, puisque certains établissements envisagent, ou mettent en place, des classements par pôles thématiques. Ainsi cette nouvelle organisation des collections tente de répondre à de nouveaux usages par la révision du plan de classement des collections.

La temporalité variable de l’expérimentation

Intrinsèque au service et à l’outil

Certaines expérimentations ne sont pas vouées à durer dans le temps, comme par exemple les opérations saisonnières. D’autres sont vouées à durer plus longtemps comme les portails web, en raison des investissements financiers consentis pour les mettre en œuvre. Les abonnements à des offres de téléchargements sont aussi établis pour une durée minimale d’un an, reconductible ou pas. Cependant certains services ont besoin d’un peu de temps pour trouver leurs publics, d’où l’intérêt de parfois reconduire un abonnement avec un démarrage lent.

Dans certains cas le renouvellement sera lié à l’évolution de la technologie, des techniques n’étant plus supportées, voire même abandonnées. Enfin d’autres expérimentations, hébergées en ligne, s’avèrent non coûteuses en terme techniques mais le deviennent en équivalent temps plein et sont sujettes aux ressources internes et à leurs variations. Ainsi blogs, wikis et ressources en ligne peuvent s’inscrire dans le temps. Et même une fois abandonnées ces ressources peuvent être laissées en ligne comme autant d’outils de dissémination, et d’archives d’un travail qui peut continuer à être consulté. Les flux d’actualité demandent une maintenance régulière à travers la vérification de leur actualité, voire une recréation lorsqu’ils sont devenus vides ou obsolètes.

Les portails et les Systèmes Intégrés de Gestion de Bibliothèque (SIGB) sont eux voués à durer plus longtemps. Ils requièrent un temps de mise en œuvre assez long et donc ils ne sont pas modifiables facilement, sauf à avoir la main d’œuvre nécessaire. Néanmoins avec le développement des nouvelles applications complémentaires qui peuvent être ajoutées à un SIGB de base, il est possible de faire évoluer les fonctionnalités régulièrement et il en va de même pour les portails.

Intrinsèque à l’évolution

Face aux mutations des besoins, des demandes des usagers, face à l’évolution des contextes dans lesquels elles s’inscrivent, les bibliothèques sont conduites à mettre en œuvre de nouvelles propositions. Le rôle des enquêtes de satisfaction influe également sur ces évolutions, effectivement la mise en place d’une enquête se fait dans l’intention d’obtenir des réponses relatives à des attentes tant des usagers que des non usagers, mais aussi à des changements escomptés.

C’est cette démarche qui a été à l’origine de la naissance des Idea stores[15] de Londres, notamment, à travers une vaste enquête qui devait décider de la fermeture ou non des bibliothèques au sein du quartier de Tower Hamlets.

La fréquentation des structures existantes du quartier particulièrement bien doté était tombée bien en deçà de la moyenne nationale britannique, à 20 %. L’enquête lancée en 1998 a concerné environ 8 000 personnes majoritairement des non lecteurs, avec de longs entretiens défrayés pour une partie du focus group. Les conclusions de l’enquête ont été les suivantes : si l’immense majorité des enquêtés estiment que l’existence des bibliothèques est nécessaire, ils souhaitent voir dans les bibliothèques plus de livres, plus d’outils liés aux nouvelles technologies de l’information. Mais ils aspirent surtout à une implantation géographique et une amplitude horaire plus adaptées, correspondant à leurs usages de vie. Comme le dit Sergio Dogliani, Principal Idea stores Manager :

« Les habitués de la bibliothèque la trouveront où que vous l’implantiez, fût-ce même derrière un buisson au fin fond d’un terrain vague et y viendront quels que soient les horaires »[16].

Ce type d’enquête est un des outils idéaux pour remettre en question une organisation existante et bouleverser ses pratiques. C’est également à cette conclusion qu’est parvenu le réseau des médiathèques de Montpellier agglomération. Ce réseau s’est engagé dans une démarche de réorganisation de la présentation physique de ses collections mais aussi dans un plan de développement pluriannuel en 15 points, suite à une enquête de satisfaction.

Persistance d’une certaine lenteur ?

Déjà en 1994 Anne-Marie Bertrand faisait le constat suivant :

« …la pression d’un public nombreux et exigeant d’autre part, exposent les bibliothécaires à travailler dans l’urgence, le brouhaha et l’instant ».

Et d’ajouter :

« Elles [les bibliothèques] ont la chance de pouvoir prendre le temps. Elles ont le privilège de la lenteur. […]Faire un lecteur demande du temps […] La vraie question n’est-elle pas là aujourd’hui : comment protéger nos bibliothèques de l’ogre de la vitesse et de la folie de l’éphémère, préserver cet espace de liberté, de gratuité intellectuelle, ce lieu des possibles ? Oui, comment ? »[17]

Le phénomène n’a fait que s’accentuer avec l’accroissement du rôle de la technologie au sein des bibliothèques, mais également dans la vie des usagers. C’est le constat que dresse Emmanuelle Bermès :

« Le Web 2.0 reste un monde en constante évolution […] Cette inscription dans la durée de l’instabilité est caractérisée par la floraison des versions bêta »[18]

Il semble donc que les bibliothèques aient perdu d’un certain point de vue ce privilège de la lenteur. Dans la mesure où elles s’insèrent dans un monde qui privilégie la rapidité, la réactivité et la nouveauté. Cependant il demeure vrai que « faire un lecteur » demande toujours du temps, du travail et de l’investissement. Les moyens d’atteindre ce lecteur, d’entrer en relation avec lui sont devenus multiples, donnant plus de chances de l’atteindre dans son univers quotidien, à la fois physiquement et virtuellement. Anne-Marie Chartier a écrit :

« Passer son temps à aider des générations nouvelles à s’approprier des écrits est un travail ininterrompu, où des générations de lecteurs transmettent à de nouveaux lecteurs leurs manières de lire autant que leurs savoirs du corpus. La lecture, ce ne sont pas les livres : c’est un acte, c’est une relation, une transmission qui prend du temps »[19].

On peut dire que le travail des bibliothèques connaît la persistance de la lenteur du point de vue de la « fabrication » du lecteur.

Cette problématique du temps est à mettre en parallèle avec la problématique de l’extension des horaires d’ouverture qui rend possible une plus grande accessibilité de la structure. C’est une problématique qui trouve une solution palliative par le  biais de la mise en place de services en ligne, sans pour autant que l’on puisse considérer que cela soit une solution durable. Tous les outils dont les bibliothèques disposent pour travailler sur leurs relations aux lecteurs n’ont pas pu échapper à une nette accélération, dont il est impossible d’imaginer la fin.



[1] THOMAS, J.-P., « Expérimentations », Encyclopedia Universalis en ligne

[2] http://www.lib.hel.fi/en-GB/

[3] http://www.vic-montaner.com/fr/vie-pratique/piscine.html

[4] http://www-1.munimadrid.es/bibliometro/#

[5] http://monnaie.mediatheque.free.fr/

[6] http://twitter.com/bibliomonnaie

[7] http://cindex.camden.gov.uk/cgi/Search.cgi

[8] http://www.camden.gov.uk/ccm/navigation/leisure/local-history/

[9] http://www.westminster.gov.uk/libraries/special/business.cfm

[10] http://www.netvibes.com/mediamonnaie#Bienvenue

[11] http://www.pointsdactu.org/

[12] http://dokstation.wordpress.com/dokstation-in-english/

[13] http://www.dokgaming.nl/index.php?site=news

[14] http://www.librarything.fr/groups/librarianswholibrar

[15] http://www.ideastore.co.uk/public/documents/PDF/A_Library_and_Lifelong_Learning_Development_Strategy_for_Tower_Hamlets.pdf

[16] Intervention lors de la journée Services d’information documentaire, adaptation, innovation, nouveaux concepts, Haute École Pédagogique de Genève, 2008

[17] Bertrand, A.-M., « La médiathèque questionnée », Bulletin des Bibliothèques de France

[18] BERMÈS, E., « Accompagner le changement » Archimag

[19] CHARTIER, A.-M., « La lecture publique entre discours et pratiques », Esprit

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